9 septembre 2026
Pour faire connaître sa destination, promouvoir ses services ou vanter les attraits de sa région, brochures, guides ou magazines imprimés sont-ils encore une bonne avenue en 2026? La réponse courte: oui, mais... Les outils imprimés peuvent être avantageux et complémentaires à d’autres canaux de diffusion, mais différents éléments vont déterminer si votre projet vaut le coût ou pas.
Selon de nombreuses études, les supports imprimés ont un impact significatif sur la mémorisation des messages. Une étude de l’Université de Bangor a même estimé que les individus sont 70% plus susceptibles de se souvenir d’un message lorsqu’il est sous forme imprimée plutôt que numérique.
Bien sûr, la place qu’a prise le numérique au fil des années a fait tomber la majorité des versions papier des journaux et a offert une nouvelle avenue aux lectrices et lecteurs. Néanmoins, près de 7 Québécois sur 10 lisent régulièrement des magazines et la vente de livres connaît une hausse constante depuis les 10 dernières années. Et on parle ici de magazines et de livres papier.
Peut-être disparaîtra-t-il un jour mais pour le moment, les gens gardent un attachement émotionnel au papier, au fait de pouvoir manipuler un livre, un magazine, une brochure.
Servira-t-il à informer, à inspirer? Viendra-t-il bonifier un outil existant? S'adressera-t-il à une audience qui nous connaît déjà, ou à des gens qui découvrent notre destination pour la première fois? Aux familles en particulier? Bref, à quels besoins souhaite-t-on répondre avec cet outil, et que veut-on que notre public cible en retire?
On peut sauver des sous en créant un outil à partir d'un logiciel existant, en le faisant imprimer sur du papier de qualité moyenne, et en espérant que le résultat soit passable. On se rappelle toutefois que tout ce qu'on met en circulation parle de nous. Est-ce que cet outil représente qui l'on est?
Contrairement au numérique, un outil imprimé ne se met pas à jour d'un clic. Une brochure truffée de dates, d'horaires ou de prix précis risque d'être désuète en quelques mois. Mieux vaut privilégier un contenu plus intemporel ( l'expérience, l'ambiance, les incontournables) et renvoyer les détails ponctuels vers un canal qu'on peut ajuster facilement.
Un code QR, une adresse web courte, une invitation à consulter l'horaire ou la programmation en ligne: ce sont des façons simples de garder l'outil imprimé pertinent même quand l'information évolue. Le papier donne le goût, le numérique confirme les détails.
Un bel outil qui dort dans une boîte n'a aucune valeur. Où sera-t-il distribué? Dans les bureaux d'accueil touristique, chez des partenaires, lors d'événements, par la poste? A-t-on prévu un budget et un plan pour qu'il se rende réellement entre les mains du bon public, et pas seulement pour sa production?
Apporte-t-il une nouvelle information, ou une façon différente de la présenter? Atteindra-t-il un nouveau public? Est-il susceptible de générer plus de visites, plus de ventes? Bien entendu, on doit accepter la part de risque qu'implique un tel projet et l'assumer. Mais si on estime le projet solide et qu'on a répondu oui à la majorité de ces questions, on vous encourage fortement à le concrétiser.
L’Atelier Touristique est une entreprise d’économie sociale. Un modèle qui vise à assurer la durabilité, la justice et l’équité.