29 mai 2026
Plus personne ne remet vraiment en question l’importance de la création de contenu pour promouvoir les destinations touristiques. Et maintenant que l’IA générative s’est glissée sous la plume et dans la lentille de certains spécialistes de la création de contenu, on pense qu’il est essentiel de rappeler qu’elle a ses limites. Qui plus est, en tourisme.
On parle souvent de l’importance d’être authentique en tourisme. On pourrait pratiquement mettre un point final à ce texte et tout serait dit. Vous auriez déjà la principale raison pour laquelle la création de contenu mérite d’être faite… naturellement.
Chaque lieu, attrait et événement touristique a une histoire à raconter. Et en racontant cette histoire, on permet à un plus grand nombre de personnes de la découvrir et de la vivre. De cette histoire, on peut faire des textes descriptifs, des récits et même de la poésie! On peut créer des photos ou animer l’histoire en vidéo.
L’essentiel? Révéler des facettes d’une destination qui sont propres à celle-ci. Le petit lac méconnu d’un parc, la tarte aux cerises d’un resto, le charme d’une boutique, l’alcôve d’une chambre dans une auberge…
En tourisme, les grandes généralités et les clichés sont à éviter. Pour séduire les visiteurs, mieux vaut miser sur les traits distinctifs d’une destination, sur les émotions qu’elle a le pouvoir de susciter et sur les petits fragments d’histoire qui marquent son passé.
À L’Atelier, on croit sincèrement que tout cela ne peut se faire de façon optimale qu’en le faisant «pour vrai», sans assistance artificielle. Ou sinon, en utilisant l’IA générative avec parcimonie.
On a récemment élaboré une Politique sur l’utilisation de l’intelligence naturelle. Non seulement cette dernière balise les usages de l’IA, mais elle valorise notre intelligence naturelle, celle issue, entre autres, de notre expérience, de nos valeurs et de nos perceptions. Celle qui donne à notre travail de création une profondeur et une intention spécifiques.
Cela dit, on ne se prive pas non plus de se servir de l’IA générative pour certaines choses - correction de l'orthographe, aide à la recherche, etc. - mais on le fait très modérément.
). Non seulement cette dernière balise les usages de l’IA, mais elle valorise notre intelligence naturelle, celle issue, entre autres, de notre expérience, de nos valeurs et de nos perceptions. Celle qui donne à notre travail de création une profondeur et une intention spécifiques.
Cela dit, on ne se prive pas non plus de se servir de l’IA générative pour certaines choses - correction de l'orthographe, aide à la recherche, etc. - mais on le fait très modérément.
L’un des arguments qui circule beaucoup pour vanter l’usage de l’IA en création de contenu est l’économie de temps et de ressources humaines.
Déjà lu sur une plateforme:« Grâce à l’IA générative, vous pourrez créer des dizaines, voire des centaines de contenus, et les publier sur toutes les plateformes souhaitées.»
À force, on imagine que vous finirez bien par être vu! Ou pas.
Pourtant, si vous prenez la peine d’établir une stratégie de contenu solide, puis de réaliser chacun de vos contenus de façon réfléchie et engageante, vous serez définitivement mieux armé pour vous distinguer, bâtir votre notoriété ou promouvoir votre destination, votre attrait, votre événement.
Prendre le temps de bien faire les choses, de créer des contenus forts et pertinents, est une qualité. Non une perte de temps.
Car cet argument d’économie de temps a son effet contraire: les résultats des contenus issus de l’IA générative finissent toujours par ressembler, aussi on pourra rester sur l’impression qu’on n’a pas mérité cet investissement de temps et d’efforts nécessaire à la réalisation de bons contenus.
L’Atelier Touristique est une entreprise d’économie sociale. Un modèle qui vise à assurer la durabilité, la justice et l’équité.